Dans les couloirs de l’innovation africaine, un nom résonne de plus en plus fort : Djim Momar Lô. À seulement quelques années de son entrée dans l’univers de l’entrepreneuriat, ce jeune Sénégalais incarne cette nouvelle génération de créateurs de solutions, ceux qui regardent les défis du continent comme des opportunités à saisir.
Tout commence sur les bancs de l’Institut Universitaire de Technologie de Thiès, où il suit une formation en génie électrique et informatique. Mais ce qui l’anime va bien au-delà des murs d’une salle de classe. Curieux et passionné, il s’intéresse très tôt aux nouvelles technologies et à leur impact sur la société. Très vite, il comprend que le véritable enjeu en Afrique n’est pas seulement l’accès à Internet, mais surtout la capacité de chacun à effectuer des transactions de manière simple, rapide et accessible à tous.
C’est de cette réflexion qu’est née NabooPay, une plateforme qui ambitionne de simplifier le paiement numérique pour des millions de commerçants et de citoyens non bancarisés. Car en Afrique, l’informel domine encore largement l’économie, et les solutions existantes sont souvent inadaptées ou coûteuses. Pour Djim, l’inclusion financière n’est pas une simple idée à la mode : c’est une nécessité. « Si nous voulons une Afrique où chaque individu peut entreprendre sans barrières, il faut commencer par lui donner les outils financiers pour le faire », confie-t-il avec conviction.
Derrière sa silhouette discrète, se cache un esprit méthodique, un pragmatique qui croit aux solutions concrètes. Là où d’autres se contenteraient de critiquer le manque d’infrastructures, lui préfère construire. Son regard est fixé sur l’avenir : un continent où la technologie est pensée pour répondre aux réalités locales, où les innovations sont créées par et pour les Africains.
Aujourd’hui, en parallèle de NabooPay, Djim Momar Lô se plonge dans l’intelligence artificielle, cherchant à développer des outils capables de comprendre et d’interpréter les langues africaines. Toujours avec cette même idée en tête : faire de la technologie un levier d’accessibilité et d’indépendance.
Si son parcours impressionne, lui garde les pieds sur terre. Il sait que le chemin est encore long, que l’écosystème doit encore mûrir. Mais une chose est certaine : avec des esprits comme le sien, l’Afrique numérique est en marche. Et elle avance à grands pas.